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Bacchanale, école italienne du 17e siècle Super Prix

Le prix initial était : 12 800,00 €.Le prix actuel est : 5 120,00 €.

UGS : SK0001015-FR20260429-111448 Catégorie :

Description

Giulio Carpioni (Venise, 1613 – Vicence, 1678), attribuable à

Bacchanale

Huile sur toile 98 x 132 cm. Dans un cadre de 120 x 154 cm.

Ce tableau, de grande qualité et en bon état de conservation, est une œuvre raffinée de Giulio Carpioni (Venise, 1613 – Vicence, 1678), l’un des peintres vénitiens les plus talentueux du XVIIe siècle.

Il représente une « Bacchanale » typique, sujet favori et maintes fois repris. Il s’agit plus précisément d’une fête en l’honneur de Bacchus, le dieu romain du vin (ou Dionysos dans la mythologie grecque), caractérisée par des figures mythologiques nues ou semi-nues, telles que des satyres, des nymphes, des ménades et des putti, qui se livrent à l’oisiveté et à la consommation de vin dans un environnement naturel, s’abandonnant à des plaisirs effrénés, aux libations, à la danse, à la musique et à l’érotisme.

Formé par Padovanino et dans le classicisme de la tradition vénitienne du XVIe siècle, …

… Carpioni s’est largement inspiré des œuvres de jeunesse du Titien, notamment ses compositions à caractère mythologique et en particulier ses célèbres Bacchanales ; c’est notamment lors de son voyage à Rome qu’il eut l’occasion de voir et d’étudier le « Bacchanale des Andries », aujourd’hui conservé au musée du Prado à Madrid, datable entre 1523 et 1526.

Il fut fasciné par le mouvement dynamique, la sensualité des corps et l’interaction de la lumière et de l’ombre. Il reprit et réélabora ensuite de nombreux personnages du tableau du Titien, comme le nu sensuel de la nymphe allongée en bas à gauche. Plus à droite, on trouve le sympathique « puer mingens » (figure artistique représentant un garçon prépubère en train d’uriner) qui fait pipi sur une nymphe qui se retourne, agacée par ce geste malicieux.

À Rome, l’artiste a également subi l’influence du réalisme des Bamboccianti, ainsi que les influences classicistes de Poussin, qui s’est consacré avec beaucoup de succès au même thème des Bacchanales.

Le tableau présenté ici peut être comparé en particulier au Bacchanale de l’Accademia Carrara de Bergame de dimensions similaires, dans lequel la figure du gros Silenus ivre soutenu par de jeunes assistants est reproduite presque à l’identique dans son pendant ainsi qu’avec le Bacchanale de la Pinacothèque du Château Sforzesco , ainsi que dans le tableau des Musées municipaux de Vicence grâce au legs de Carlo Vicentini Dal Giglio en 1834.